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L’environnement dans la charte des socialistes pour le progrès humain

L’environnement dans la charte des socialistes pour le progrès humain

Dès l’adoption de sa nouvelle charte, le Parti socialiste assumait les enjeux environnementaux comme faisant partie intégrante de son identité.

Au mois de novembre 2014, à travers la Charte des socialistes pour le Progrès humain, le Parti socialiste se lançait dans la voie d’un nouveau modèle de développement en s’engageant à développer la social-écologie :

« La planète atteint un point de non-retour écologique. L’accélération du réchauffement climatique est sans équivoque, sans précédent et sans conteste d’origine humaine. Avec sept milliards d’habitants – neuf milliards en 2050 – produire, consommer, se nourrir, se déplacer, maîtriser l’énergie, en érigeant la quantité en référence unique et ultime, ne sera ni viable ni vivable. Un nouveau modèle de développement doit conjuguer la reconquête du plein emploi et la prise en compte de toutes les formes de richesses, naturelles, culturelles, économiques, sociales, technologiques. Ce défi de civilisation, qui devra s’appuyer sur une nouvelle croissance, mobilisera plusieurs générations, mais il se joue maintenant.

(…)

Le rythme actuel de l’économie et de la consommation n’est pas supportable pour la planète. Le temps presse : il n’y a pas de deuxième Terre. Un changement de modèle s’impose pour mettre en harmonie développement économique, démarche écologique et justice sociale. Le réformisme écologique s’accomplit par une transition, il sait que riches et pauvres ne sont pas égaux face aux enjeux environnementaux, il ne fait pas rimer précaution avec prévention à l’égard du progrès. Pour préserver le climat, la biodiversité, les ressources naturelles disponibles, la création d’une organisation mondiale de l’environnement sous l’égide des Nations Unies, dotée d’un pouvoir réglementaire et contraignant, est vitale. Nous travaillons à rendre l’économie fonctionnelle car l’utilisation des biens est plus importante que leur propriété ; circulaire car l’éco-conception réduit l’exploitation des ressources naturelles et le gaspillage ; positive car toute la société doit servir les générations futures. A tous les échelons, nous soutenons des plans d’investissements massifs pour la performance thermique des logements et des bâtiments. Nous agissons pour un nouveau mix énergétique qui réduit la part des énergies fossiles, limite la dépendance au nucléaire et déploie les énergies renouvelables. Pour la France qui a la deuxième surface maritime du monde, la croissance bleue est un nouvel horizon. L’agro-écologie et les industries à haute valeur environnementale, gisements d’innovations et d’emplois, doivent être encouragées par la commande publique, l’épargne, la fiscalité écologique, la finance solidaire, et prendre appui sur les entreprises et la recherche. Le principe pollueur-payeur et la maîtrise démocratique de l’eau s’imposent. Pour être durables, la mobilité doit privilégier les transports collectifs et décarbonés, et les villes garantir l’accès au logement, à la santé, aux commerces, aux transports, au numérique, en économisant l’espace et les ressources. Pour nous, l’éco-socialisme est le chemin du progrès humain. »

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Type de document : Textes & Rapports Thème(s) : Social-Ecologie