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Journal de la cop 21 #4: Quand Laurent Fabius, appelle les négociateurs à passer à la vitesse supérieure

Journal de la cop 21 #4: Quand Laurent Fabius, appelle les négociateurs à passer à la vitesse supérieure

Les discussions ont hier démarré avec la présentation dès le matin d’un nouveau texte de 50 pages : 26 pages consacrées à l’accord juridiquement contraignant qui dessine la nouvelle architecture climatique mondiale à partir de 2020, 18 pages pour les décisions qui en découlent, et 6 pages pour la période pré-2020, période précédant l’entrée en vigueur de l’accord.
Toutefois, ce projet d’accord est insatisfaisant à double titre. D’une part, parce que l’on est encore très loin du format digeste d’un bon accord qui serait d’une vingtaine de pages. D’autre part, parce que le texte n’a été réduit que de 5 pages, preuve que les grandes options n’ont en réalité pas été tranchées et que le travail de débroussaillage du texte au profit des instances plus politiques n’a que peu avancé. Or les négociateurs doivent impérativement remettre le résultat de leurs travaux samedi midi afin que les ministres s’en emparent en deuxième semaine. Laurent Fabius, président de la COP21, a appelé les négociateurs à passer à la vitesse supérieure pour que les ministres n’héritent pas d’une mission impossible.

>> A LIRE – Le premier numéro du journal de la Cop 21.

> A LIRE – Le second numéro du journal de la Cop 21.

>> A LIRE – Le troisième numéro du journal de la Cop 21.

Si le brouillon de l’accord est encore trop long, c’est que beaucoup de sujets ne connaissent que de maigres avancées.
Du côté des bonnes nouvelles, le concept de mécanisme de révision « est de plus en plus partagée, mais le texte pour l’instant ne la reflète pas » selon Teresa Ribera, directrice de l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales).
En revanche, les pays en développement ne sont pas encore convaincus sur les financements climats et les transferts de technologies. De même, les pays pétroliers font eux bloc contre l’explicitation d’un objectif chiffré de réduction des émissions d’ici 2050 et la date d’un pic carbone.
Une autre version d’un brouillon doit être formulée avant que les négociateurs ne passent définitivement la main à la négociation ministérielle.

Retrouvez en images cette troisième journée :