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Journal de la cop 21 #7 Un calendrier et une méthode

Journal de la cop 21 #7 Un calendrier et une méthode

Un calendrier et une méthode

Laurent Fabius a dévoilé dimanche la manière dont il a planifié les travaux pour cette deuxième semaine de négociation.

Côté calendrier, le président de la COP souhaite disposer « mercredi d’une première vision d’ensemble de l’accord final », afin d’avoir, jeudi, un accord finalisé qui serait soumis, vendredi, à approbation.

Côté méthode de travail, Laurent Fabius a défini deux types de canaux. Le premier est une instance ouverte à tous, dénommée le « Comité de Paris », et dont le but est de superviser l’ensemble des discussions. Le second est la création de sept groupes de travail menés chacun par un binôme de ministres et qui avancent en parallèle sur les thèmes prioritaires : financement, différenciation, ambition, action pré-2020, adaptation, préambule, lien avec  la société civile.

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Des clivages loin d’être résolus

Ces groupes de travail ont permis de se rendre compte que les avis sont encore loin de converger sur des sujets pourtant cruciaux.

Celui de la différenciation et du financement permet de voir l’écart qui reste à combler. Les délégués du Brésil, pays émergent qui se drape sous le statut de pays développé, ont déclaré qu’ « il n’est pas question de créer de nouvelles obligations de financement pour les pays en développement, qui devront être encouragés à contribuer de manière volontaire ». Par la voix du Commissaire à l’énergie et au climat, Miguel Arias Cañete, l’Union européenne a de son côté rappelé que « si à l’avenir, il faut revoir à la hausse les INDC (contributions nationales), il faudra également élargir l’assiette des financements ». L’UE souligne ainsi que la distinction pays développés / pays en voie de développement en vigueur lors de la signature de la CNUCC en 1992 devra être revue à l’aune de l’émergence économique de certains pays, notamment le Brésil.

Autre sujet de discorde : les actions pré-2020. S’appuyant sur la déclaration franco-chinoise de novembre allant en ce sens, Ban ki Moon a appelé à  adopter un mécanisme de révision des contributions nationales tous les 5 ans et « d’ici à 2020 », schéma soutenu par l’Union Européenne. L’Inde freine elle pour l’instant sur les cycles de 5 ans, et ne souhaite pas avoir à revoir à la hausse ses objectifs avant 2028.

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